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Terrible two ! Comment venir à bout de la crise des deux ans ?

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On parle de la crise d’adolescence, on parle de la crise de la quarantaine, mais avez-vous déjà entendu parler de la crise des deux ans ?

Cette période ou l’enfant répond « non » à toutes les questions, qu’il commence à vous tester, à vous répondre, ça vous dit quelque chose ?

La crise des deux ans a déjà mis plus d’un parent au tapis ! C’est une période où celui-ci refuse catégoriquement tout ce qu’on lui propose, il cri et cherche constamment la confrontation !

Si cette situation vous est familière ou que vous cherchez des réponses à vos questions, nous vous conseillons de lire les paragraphes ci-dessous !

 

Comment reconnaitre la crise des deux ans ?

Entre 18 et 30 mois, l’enfant va commencer à vous sortir des phrases de ce genre :

« Non, je veux pas manger ça ! »

« Non, j’aime pas ! »

« Non je mets pas ses habits »

« Mais je voulais ce jouet !!! »

« Non je veux pas dormir »…

Pas de panique ! il est en plein milieu de la terrible two !

 

Vers ses deux ans, beaucoup de choses se bousculent dans la tête et le corps de l’enfant. Celui-ci comprend petit à petit qu’il peut s’exprimer, qu’il peut choisir, avoir des envies et des désirs à part entière. Il comprend qu’il est un être avec ses propres pensées et son propre langage.

Il apprend à devenir autonome, à marcher, il apprend certains mots, le mimétisme se développe… il ressent et toutes ses émotions très difficiles à gérer vont s’exprimer par la colère, par la frustration, la rébellion et la fameuse « terrible two ».

C’est dû à ce trop-plein émotionnel qu’ils n’arrivent pas à exprimer que la crise des deux ans émerge.

 

Pourquoi la Terrible Two est-il si terrible ?

En soi, la crise des deux ans ou la crise de la « petite adolescence » n’est pas si terrible. Dès lors que les parents comprennent pourquoi l’enfant réagit comme ça, les crises s’estompent rapidement, l’enfant se sentant « compris ».

En revanche, cette période devient vraiment difficile lorsqu’elle n’est pas comprise par les parents et qu’ils se dressent contre l’enfant, en réagissant dans le sens contraire de ce qu’il faudrait faire.

 

Quelles sont les sources de ces crises ?

Les sources sont compliquées à identifier. Il faut savoir que peu importe la situation, dès que l’enfant pourra dire non, la crise est susceptible de prendre de l’ampleur.

Néanmoins, voici les moments de la journée à surveiller :

Le moment de l’habillement :

À 2 ans, l’enfant se croit grand. Il veut faire comme les adultes. Il veut choisir ses vêtements et s’habiller tout seul. Quand il faut se dépêcher pour aller à la nounou et au travail et que vous brusquer un peu l’enfant, une crise peut se déclencher ! Surtout si vous osez ne pas lui donner son meilleur t-shirt de la Pat’patrouille!

L’heure du repas :

Comme pour les vêtements, l’enfant veut manger seul ! Il veut manger ce dont il a envie et veut préparer le repas avec les parents sans devoir attendre tout seul sur sa chaise !

Et si ce jour-là il a décidé qu’il n’aimait plus la ratatouille, c’est parti pour une belle crise.

L’heure de la sieste et l’heure du coucher :

« Mais je ne suis pas fatigué, je suis grand maintenant ». Voilà ce qu’il se passe dans sa tête. Comme les grands, il ne veut pas faire la sieste ni aller se coucher à cette heure-ci parce qu’il estime qu’il n’en a pas besoin.

Les courses en magasin :

Si vous n’avez pas d’autres solutions que de l’amener au supermarché, bon courage !

C’est un lieu compliqué pour canaliser un enfant : les gens sont énervés, ils courent dans tous les sens, il y a d’autres enfants, des lumières fortes et agressives, des couleurs partout et de la stimulation à chaque clignement d’œil !

Non rassuré par tout ce qu’il se passe devant lui, il va automatiquement se concentrer sur quelque chose qui lui est familier : un jouet, un paquet de biscuits et ou un paquet de bonbons. Vous connaissez la suite..

 

Comment réagir face à la Terrible Two ?

Il faut bien comprendre que lorsque l’enfant déclenche une crise, c’est pour s’exprimer et faire ressortir un tas d’émotions : de la peur, de la frustration, de l’angoisse, etc.

Lorsque vous faites les courses en supermarché par exemple, l’enfant ne fait pas une crise parce qu’il veut à tout prix ce paquet de bonbons là, mais parce que ce produit lui est familier et qu’à ce moment-là il a besoin d’être rassuré et d’avoir un point d’attache.

Pour éviter la crise, essayez de l’occuper : il peut trier les produits dans le chariot, ou apportez-lui des gommettes, posez-lui des questions, etc.

Si les repas sont compliqués, invitez-le au mieux à participer à l’élaboration du repas ! Lui aussi il veut faire. Il ne râle pas parce qu’il n’aime pas un aliment, mais parce qu’il est frustré d’avoir été posé sur une chaise haute pendant que tout le monde s’afférait à préparer le repas.

Enfin, si les moments de la sieste ou du coucher sont source de crise, essayez de décaler un peu ces moments-là, de progressivement mettre un « temps calme » avant la sieste et de proposer une activité de type : lecture, coloriage au crayon, petit jeu dans le lit, etc.

Si l’enfant trouve un avantage dans chaque consigne, tout se passera mieux.

De manière générale, il faut éviter de susciter de la frustration, de la peur ou de la colère chez l’enfant. Pour cela, la meilleure façon est de se mettre à sa place et d’essayer de penser comme lui pour réagir correctement.

Parfois, vous allez vous énerver en disant « ça fait 100 fois que je lui dis non et il continue ». Quand vous réalisez une tâche, est-ce que vous persistez plus de 5 fois si la méthode employée ne fonctionne pas ?

Ici c’est la même chose. Si l’enfant continue à dire non et repart dans sa crise, c’est que votre réaction n’est pas la bonne. Il faut raisonner de la même façon que dans les autres domaines : persister avec une mauvaise méthode ne marchera pas. Il vaut mieux réfléchir à l’origine de la crise : est-ce qu’il ressent du stress ou de la peur ?

 

Prenons l’exemple du stress

L’enfant adore suivre des règles, indispensables à son éducation. En revanche, les parents ont tendance à imposer des limites plutôt que des règles. Finalement, l’enfant ne voit que les limites et ne comprend pas.

À deux ans, l’enfant n’a pas la pensée pour « s’empêcher de faire quelque chose ». S’il veut jeter quelque chose au sol, il le fait. Si à ce moment-là il est stressé, il faut essayer de traiter la cause de sa crise : le stress et non pas punir l’action menée sous le coup du stress.

Apaisez-le :

  • Parlez-lui, posez-lui des questions
  • Donnez-lui un jouet qu’il peut mordre ou écraser dans ses mains
  • Créer avec lui une roue des émotions pour que celui-ci vous montre l’image qui représente son humeur
  • Chantez avec lui sur des musiques qu’il aime
  • Prenez-le quelques minutes aux bras, etc.

 

La terrible two ou problème médical ?

La crise des deux ans peut durer quelques mois. En revanche, si l’enfant fait régulièrement des crises peut être que le problème est d’ordre médical, ou physique.

Peut-être qu’il est trop excité car il consomme trop de sucre ou qu’il fait une intolérance au lactose.

Peut-être qu’il a besoin de se dépenser et qu’il reste trop souvent inactif.

 

Sachez tout de même que si le pédiatre vous informe que tout va bien, il faudra s’armer de patience. Le maître mot est d’essayer de comprendre l’enfant : il ne fait pas cette crise pour vous embêter, mais parce qu’il ressent quelque chose qu’il ne sait pas exprimer !

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